AnnemarieS Openhouse

AnnemarieS Openhouse

 

Véronique Aubouy poursuit à Fleury's House of Stimulations (Bern, Suisse) son travail autour d’Annemarie Schwarzenbach : photographie, écriture, performance, film, lecture.

 

‘AnnemarieS – Openhouse ’

Photographies et textes : après s'être imprégnées de textes écrits par Annemarie Schwarzenbach, 14 nouvelles AnnemarieS se sont prêtées à l'exercice d'écriture d'un texte original contemporain (reportage, fiction, correspondance...), tandis que Véronique Aubouy les photographiait. L'exposition présente les tirages photographiques et les textes manuscrits originaux.

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Exposition du 25 novembre 2016 au 28 janvier 2017, les samedis de 14h à 17h ou sur rendez-vous.

Le 25 novembre 2016 à 19 heures, performances à quatre Annemaries dans quatre chambres par Klaus Hersche et Véronique Aubouy, avec Anna Carlier, Guilherme Marinheiro, Marinka Limat et Louise Comte.

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Le 26 novembre à 15 heures, projection de Je suis Annemarie Schwarzenbach

Fleury’s, Dapplesweg 15, 3007 Bern

PROUST LU, 105 HEURES 52 MIN

Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris invite PROUST LU en deux temps :

- Lors de la NUIT BLANCHE 2012 (6 octobre 2012). Présentation des onze dernières heures filmées de Proust Lu (Sodome & Gomorrhe) sur le parvis du Musée d'art moderne.

- Du 9 au 24 octobre 2012, Au MUSÉE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS, Collections permanentes. Projection intégrale (105 heures 52 min).

Un dispositif nomade de projection est créé spécialement pour ces deux présentations par l'architecte Martial Marquet.

Commissaire des expositions : Jessica Castex

 

NB 1 

Article publié dans Libération jeudi 11 octobre 2012

Retour des revenants par EDOUARD LAUNET

Sauf état d’extrême ébriété ou vacances écossaises, il est rare de voir des fantômes. Il est plus exceptionnel encore de voir des fantômes incarnant d’autres fantômes. Des fantômes au carré en quelque sorte. Par exemple feue votre arrière-grand-mère surgissant d’un placard vêtue des frusques de sa propre arrière-grand-mère. C’est à une apparition de ce genre que nous convie, pour quelques jours, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Il n’est pas nécessaire de croire au paranormal pour venir constater la chose, ni d’aimer l’art contemporain pour l’apprécier. D’abord ce rappel. Depuis le mois d’octobre 1993, des centaines de personnes se sont relayées, et continuent de le faire, devant la caméra de Véronique Aubouy pour lire chacune deux ou trois pages d’A la recherche du temps perdu. Le film qui en résulte, constant work in progress, s’appelle Proust lu. Il est projeté ici et là en diverses occasions. Nul n’est censé visionner ces cent six heures de vidéo en intégralité : c’est une installation dans laquelle chacun picore ce qu’il souhaite en méditant sur le temps qui passe.

C’est ainsi qu’à intervalles plus ou moins réguliers ressurgissent, à travers les mots des lecteurs, Odette de Crécy, Swann, la marquise de Cambremer et le reste de la petite troupe proustienne. Ces résurrections épisodiques font penser à l’Invention de Morel, ce roman d’Adolfo Bioy Casares dans lequel une machine mue par l’énergie des marées anime les hologrammes (ou équivalents) d’un groupe de personnes disparues, leur faisant « revivre » indéfiniment une semaine de vacances. Le narrateur s’éprend d’une des femmes du groupe, avant de se rendre compte qu’elle n’est qu’une illusion qui revient encore et encore. Proust lu fonctionne d’une façon similaire, à ceci près que l’énergie des marées est ici remplacée par la fission des atomes d’uranium 235, puisque 80% de l’électricité française est d’origine nucléaire : on peut contester ce mix énergétique, mais ce n’est pas le lieu pour. Il y a plus troublant : certains des lecteurs anonymes ou célèbres qui se succèdent à l’écran dans l’installation de Véronique Aubouy se trouvent être décédés. Ainsi l’actrice Annie Girardot, le cinéaste Laurent Perrin, l’écrivain Edouard Levé, et plusieurs autres sans doute. Ce sont leurs fantômes qui viennent désormais réveiller les fantômes proustiens. Et ceci durera tant qu’il y aura de l’uranium fissile, ou des éoliennes. Ces conditions étant actuellement réunies, Proust lu est projeté jusqu’au 24 octobre au sein des collections permanentes du musée parisien, aux heures d’ouverture.

A terme, tous les lecteurs seront morts, et Véronique Aubouy aussi. On exhumera son film de temps à autre en faisant peut-être de doctes commentaires sur cette mise en abyme des spectres, qui n’était certes pas l’intention première de l’artiste. La spirale du temps emporte dans un même mouvement la duchesse de Guermantes et Edouard Levé, le baron de Charlus et Laurent Perrin, Jupien et Annie Girardot. On ne sait comment dans ce tourbillonnant cortège se distribueront les postérités. On sera mort aussi.

Proust Lu, Le Côté de Guermantes

« Effacements Visibles »
Exposition d'œuvres de la collection départementale
de Seine Saint-Denis

ExpoChapelle

Chapelle du Musée d'Art et d'Histoire, Saint-Denis

Du 16 septembre au 31 octobre 2011

PROUST LU, 120 heures, 07 min

DU 2 juillet 2016 au 7 juillet 2016

FESTIVAL international de pont-croix (finistère)

Un événement unique : Proust Lu projeté pour la première fois dans une version de 5 jours et 5 nuits non stop. Départ samedi 2 juillet à midi, arrivée jeudi 7 juillet à midi 07. 

 

 Claude

Noces d'écritures

Du 27 mai au 18 septembre 2011
Villa Beatrix Enea, Anglet

4ème Biennale d'Anglet 2011

Véronique Aubouy invite à l'expérience de trois nouvelles lectures à travers l'image, le son, l'installation et la performance et donne différentes perceptions sensorielles et fictionnelles des œuvres et des univers de :

· Grand martyr soufi, Husayn Mansûr Hallâj (vers 857 - 922) demeure la figure la plus vénérée de la mystique universelle et de la poésie musulmane.
· Une lecture / performance de toute son œuvre par son traducteur Philippe Delarbre filmée dans divers lieux d'Anglet.

· Ecrivain, archéologue, reporter, photographe, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942), affiche, dans l'Europe de l'entre-deux-guerres, son homosexualité, et se laisse emporter par les vertiges de l'amour fou, de la création littéraire et des drogues. D'échecs en désillusions, de fuites en abandons, cette personnalité singulière ne pourra échapper à son destin tragique.
· Une réactualisation de cette figure androgyne, fascinante et rebelle.

 

· Marie Cosnay est née à Bayonne en 1965. Professeur de lettres classiques, elle vit et travaille au Pays basque. Écrivain, elle est aussi traductrice de textes antiques. Elle écrit pour le théâtre et participe à plusieurs revues. Elle a déjà publié : Que s'est-il passé, Cheyne éditeur, 2003 ; Adèle, la scène perdue, Cheyne éditeur, 2005 ; Villa Chagrin, Verdier, février 2006 ; Déplacements, Ed. L. Teper, 2007 ; Les Temps Filiaux, Atelier In-8, 2008 ; Trois meurtres, Cheyne éditeur, 2008 ; André des ombres, Ed. L. Teper, 2008 ; Noces de Mantoue, Ed. L. Teper, 2009. Voir aussi son blog sur Mediapart.
· Une interrogation sur l'image d'un écrivain d'aujourd'hui et de son espace d'écriture.
Pour cette œuvre, Véronique Aubouy a commandé une peinture à Tessa Zerbib.

 Biennale-Anglet2

Biennale-Anglet1



(Conversations intimes)

Exposition collective du 19 juin au 31 octobre 2010
Musée départemental de l'Oise de Beauvais

Une proposition d'Evelyne Artaud et de Diane Watteau dans un commissariat partagé : Une exposition. Un livre.

Véronique Aubouy présente « La Chambre », et le film « Proust Lu, 2m3 »

 

 

Hors du commun

Exposition collective du 18 juin au 25 septembre 2010
Abbaye aux Dames, Caen

A l'invitation de Transat vidéo

Véronique Aubouy construit une cabane en bois et couverture de survie dans la salle Robert Le Magnifique et y présente « Proust Lu, 94 heures, 36 min ».

 

« Proust Lu, 89 heures » au Liban

Projection à Beyrouth

Du 24 octobre au 1er novembre 2009.

Tournages de 35 lectures au Liban à l'invitation du Centre Culturel Français

Villes : Beyrouth, Jounieh, Tripoli, Zahlé, Baalbek, Nabatieh, Tyr, Saïda, Deir El Qamar.

Du 4 au 18 septembre 2009

Projection intégrale de « Proust Lu, 89 heures » au 15e Salon du Livre Francophone de Beyrouth

Beyrouth, Alexandre Najjar

 

« Proust Lu, 89 heures »

(et quelques minutes)

Festival Ritournelles à Bordeaux

Du 10 au 21 novembre 2009

Théâtre Oara, Molière Scène d'Aquitaine

Projection, Bordeaux

 

 

« Force de l'art 02 »

Au Grand Palais à Paris du 23 avril au 1er juin 2009

Installation « Proust Lu, 80 heures »

A la Force de l'art 02, Véronique Aubouy montre « Proust Lu » dans sa version 80 heures et 28 minutes.

 

La force de l'Art 02

La force de l'Art 02

La force de l'Art 02

La force de l'Art 02

La force de l'Art 02

La force de l'Art 02
Véronique Aubouy à l'entrée de l'installation « Proust Lu, 80 heures »

 

« Proust Lu, 50 Variations »

Projections dans les communes de l'agglomération de Rennes Métropole de Mars 2009 à Juin 2009

La Criée - Association Choses et non choses - Bus Deluxe

La Criée, Centre d'art contemporain de Rennes et l'association "Choses et non choses" proposent des médiations dans les communes de Rennes métropole.

Le bus Deluxe, ancien bus de la RATP est recyclé en salle de projection ambulante, à la manière des forains du début du cinéma. Il s'installe au coeur des villes, des villages, profitant des événements locaux (marché, journées dédiées...) et chacun peut y entrer, y être accueilli avec du thé et des madeleines, puis assister au premier étage à la projection.

 

Photo du Bus

 

« Temps perdu/ Temps retrouvé »

Du 17 février au 15 mars 2009

Exposition personnelle aux Champs Libres, Rennes.
Restitution des 50 Variations tournées à Rennes Métropole d'octobre 2007 à octobre 2008.

 

D'octobre 2007 à octobre 2008, à raison de 4 jours par mois, soit 48 jours, j'ai sillonné l'agglomération de Rennes Métropole à la rencontre de liseurs de Proust. 50 extraits du livre de Marcel Proust « A la recherche du temps perdu » ont ainsi trouvé 173 liseurs.

Proust lu, 50 Variations a été cette traversée d'un territoire de part en part pour créer la rencontre d'une page de Marcel Proust avec un lecteur à haute voix : un boulanger à Saint-Armel, un père de quatre enfants à Nouvoitou, une institutrice à Chantepie, un éleveurs de coucou de Rennes à Corps-Nuds, une factrice à Pacé, un cheminot à Rennes, un soigneur à l'écomusée...

De ces 173 rendez-vous sont nés 50 films.

Temps perdu/ Temps retrouvé est la présentation sous forme d'installation vidéo des 50 films enregistrés dans Rennes-Métropole d'octobre 2007 à octobre 2008.
Temps perdu/ Temps retrouvé a la forme d'une carte. Elle propose au visiteur une déambulation, un déplacement physique dans la Recherche.

Pour cette exposition, Véronique Aubouy a travaillé avec le dessinateur François Matton. Celui-ci a créé des dessins à partir des 50 extraits lus de la Recherche, qui offrent une autre lecture de Proust, une lecture reposante entre les vidéos. Ils rétablissent un rapport direct au texte (il y a aussi des phrases écrites), un rapport de lecture. Représentant souvent des objets de la Recherche, ils leur donnent une vie propre, un peu comme le fait le narrateur de la Recherche, qui se demande si les objets n'ont pas une âme. Enfin, ils sont aussi une signalétique dans la cartographie proposée par l'exposition.

 

Le 24 février 2009 à 19 heures
Performance "Résumé"
de Véronique Aubouy
Dans l'exposition Temps perdu/ Temps retrouvé

Véronique Aubouy tente de résumer A la Recherche du temps perdu en moins d'une heure.

Photo de l'installation 1

Photo de l'installation 2

Photo de l'installation 3
Trois vues de l'exposition Temps perdu/ Temps retrouvé.

 

Photo de la chapelière
Marylou Jouet. Chapelière
Magasin Falbalas, Rennes
Vendredi 16 mai 2008, 13H50
Photo de la Fromagère
Marie-Anne Noblet. Fromagère
Marché des Lices, Rennes
Samedi 17 mai 2008, 9H

 

 
Photo du policier
Daniel Le Moaligou. Chef de police municipale
Sur l'esplanade des droits de l'homme à Thorigné-Fouillard
Jeudi 10 avril 2008, 14H20
 

 

 

Une autre histoire

Espace Numérique de Meudon

Du 04 février au 28 mars 2009

 

Installation « Le Baiser de la Matrice »
Exposition collective.
Commissariat : Guylaine Monnier

 

Le Baiser de la Matrice

Lecture intégrale de « A la recherche du temps perdu » sur Internet

Web film
Création avec X-réseau et le théâtre Paris-Villette
Lancement sur Internet le 27 septembre 2008

« Le baiser de la Matrice » est un projet qui met en œuvre une organisation de lecteurs, une société liée par un objectif commun, un territoire nouveau qui regroupe des gens du monde entier lisant en français. Ils ont une technique commune de lecture : ils se filment avec leur webcam en lisant sur leur ordinateur un texte proposé par une Matrice. De Papeete à Kinshasa, en passant par Bobigny, la Matrice gère en temps réel la distribution de textes, la diffusion d'informations pour conquérir de nouveaux lecteurs, le montage chronologique du film, et la consultation de celui-ci à tout moment. L'ambition de ce projet est donc de créer le succès d'une entreprise dont le temps est régi par une Matrice.

Cette nouvelle proposition est la fabrication d'une Matrice, définie autour de pages, de secteurs de lectures, de langues, de pays, de fuseaux horaires qui permettra à près de 4000 personnes de lire la Recherche avec une autre vision du temps.

Ainsi, A la Recherche du temps perdu peut être théoriquement lue en 10 minutes.

Avec cette Matrice, le livre sera lu en dix minutes. Mon utopie aujourd'hui est qu'une machine puisse réagencer le temps de la lecture d'un livre. Il s'agit d'une nouvelle Recherche, définir le temps créé par une machine à faire lire. Véritable objet virtuel, cette Matrice va précipiter tous les mots de La Recherche en une durée propre, qui n'aura plus rien à voir avec la durée de lecture linéaire du livre papier, produisant un effet d'anamorphose temporelle (qui, tout en évoquant le « bullet-time » des films de science-fiction n'est pas sans rappeler l'incorporation du temps produite par l'absorption d'une petite madeleine...). Qui sait, en effet, si nous ne parviendrons pas, au terme de cette expérience, à une autre figure de temps retrouvé ? Qui sait aussi combien de fois la machine, matrice au sens où c'est elle qui prend les commandes, fera-t-elle lire la Recherche ? Et si le cycle infernal, une fois engagé, ne s'arrêtait jamais ?

Nous recherchons 4000 lecteurs dans le monde entier ! Inscrivez-vous pour cette lecture collective, et faites suivre ce lien partout sur la planète !

 

« Proust lu, 77 heures »

Galerie de l'Ecole nationale d'arts de Lorient

Projection de Proust Lu, 77 heures
Du 9 Décembre 2008 au 19 décembre 2008

Avec une performance de Véronique Aubouy :
« Tentative de résumé de A la recherche du temps perdu en moins d'une heure »
le 9 décembre 2008.

Photo de Berthe Thelliez

 

A l'occasion de cette exposition, les travaux de dix étudiants de l'école, réalisés lors d'un atelier sur l'île de Groix avec Véronique Aubouy sur le "temps présent" ont été montrés.

œuvres de Julien Leuliet, Pauline Danet, Agnese Giordano, Mahé Donin, Julien Olichet, Thomas Daveluy, Maxime Baudoin, Nicolas Frandeboeuf, Cédric, Lola Diaz.

 

« Le Baiser de la Matrice »

Nuit Blanche

Le 4 octobre 2008, à l'Hôtel d'Albret, Paris.

Installation vidéo et studio d'enregistrement de lectures en direct dans la Matrice

Installation Nuit Blanche

 

« Proust lu, 77 heures »

Festival international de cinéma de la Rochelle

Projection non stop du mardi 2 juillet au samedi 5 juillet 2008

Avec présentation du musée Proust Lu

 

projection à La Rochelle 2 

 

« Proust lu, 75 heures »

Espace Khiasma

Projection intégrale non stop du jeudi 24 avril 2008 au dimanche 27 avril.

 

projection Khiasma

 

Evénements autour de la projection :
- Tous les soirs de 19 heures à 20 heures, Jérémie Bennequin a effacé au pied de la lettre l'œuvre de Proust.

 

Jérémie

 

- Pendant tout le week-end, lectures publiques d'extraits de la Recherche dans les rues des Lilas.

Lecture au marché

 

- Dimanche 15 heures et 17 heures : visite guidée de l'exposition (réservée aux enfants de 2 à 10 ans) par Emma Chapoulie.
Isabelle Boulord cuisine des madeleines en public et donne sa recette.

- Dimanche 22 heures, Cheng Xiao Xing a traduit en direct la lecture de Zhou Gao Ghiang
(cadeau rapporté de Chine en 1998 par Alain Moreau)

Lecteurs dans les rues des Lilas :

 

Thierry Mouillé
Thierry Mouillé, lecteur n°625

Frédérick Wiseman, lecteur n°87
Frédérick Wiseman, lecteur n°87

Adriana William
Adriana William, lectrice n°7 de Contre Sainte-Beuve

 

« Proust lu/ Ondulations »

Projection des trois dernières heures du film sur un écran sur l'eau.

Les 22 et 23 septembre 2007, au « lac de la Roche qui boit » à l'invitation de Transat Vidéo et de L'Autre Café à Saint-Laurent de Terregatte (50).

 

lac de la Roche qui boit

 

« Proust lu, 66 heures »

Projection-performance à la Villa Medicis à Rome

Projection intégrale des 66 premières heures de « Proust Lu » du 6 au 9 septembre 2007

Invitation de la Fondation Mouvante pour les Nuits Blanches.

Proust Lu, le film qui se projette aussi dans une salle vide et fermée à clef...
Les portes de la Villa Médicis n'ouvrant que le samedi soir pour la Nuit Blanche, les cinquante premières heures de Proust Lu ont été projetées dans une salle fermée au public, tandis que se terminait le montage de la très belle exposition de Thierry Mouillé « Notte Nera ».

 

« Proust lu, 60 heures »

Du 11 au 14 mai 2007 à l'Espace Khiasma, aux Lilas

Projection non stop à partir du vendredi 11 mai à 18 heures.

projection à Khiasma 1 projection à Khiasma 2

 

Projection intégrale des trois premiers tomes, soit 60 heures.

 

Fondation Guerlain

« Eternelles vanités », du 7 juin 2004 au 6 septembre 2004

Proust lu / Installation Guerlain. Une très grande photographie (dimensions : 2 m x 1,50 m) fait face à une toute petite boîte de projection qui enferme les 50 heures du film « Proust Lu ».


photo de l'installation Guerlain

Cette photographie est le photogramme agrandi de la lecture de Damien Truchot, lecteur n°409. En gros plan, le lecteur. Au second plan, sur la cheminée, une photographie de mon arrière-arrière grand-père, époque Proust. Juste à côté, une petite carte postale représente Marcel Proust, photographié en 1902 par Otto. Cette carte postale est le détail qui devient insistant. Tout le reste de la photo disparaît. D'où l'importance de l'extrême agrandissement du photogramme, afin qu'elle retrouve sa dimension initiale (ou plutôt : un grossissement semblable à celui que ferait un agent secret à la recherche du détail essentiel). Le regard de Marcel Proust sort de l'image pour aller se poser sur la sculpture en acier et carton qui recèle le film. Comme si elle naissait de ce regard.

La sculpture est en deux parties : une boîte en carton intégrée dans une structure en acier qui diffuse le film « Proust Lu » (par la médiation d'un lecteur de DVD portable intégré). Le son s'échappe par les parois du carton. L'image en revanche n'est visible qu'à travers une fine fente. Le visiteur doit ainsi se pencher vers cette petite boîte comme on le faisait au XIXème siècle devant un stéréoscope. S'il patiente 50 heures dans cette posture, il aura vu tout le film... Cette machine à projeter rappelle les inventions utopistes du XIXème siècle. C'est une invention technique qui répond à sa manière au paradoxe de « Proust Lu », film devenu invisible par sa durée : comment montrer l'invisible, avec quelle machine ? Juste à côté, des étagères miniatures en acier et carton sur lesquelles sont posés les 14 DVD du film « Proust lu ». Nous sommes dans un dispositif d'archivage qui confronte deux systèmes de classification : la bibliothèque traditionnelle sur laquelle sont posés les DVD, et ces DVD qui stockent des informations numériques. Deux modes d'organisation de la mémoire se confrontent ainsi.

Cette installation résolument « dix-neuvièmiste » met en scène la présence de Proust dans l'œuvre « Proust Lu », l'inscrit durablement. En arrière plan de la petite chambre, Marcel Proust est le premier spectateur du film avant l'arrivée du visiteur, il acquiert par sa position exceptionnelle un statut particulier. La mise en scène des éclairages renforce sa présence ésotérique, cette petite chambre devient une lanterne magique, projetant l'illusion d'une image sur le mur.

 

Biennale d'art contemporain de Sélest'Art 2003

Installation au Frac Alsace du 23 juin au 15 septembre 2003

« Proust Lu 2 x 2 x 2 »

photo de l'installation1 photo de l'installation2
 

Cette fois-ci le film « Proust Lu » est projeté un cube de 2 mètres par 2 mètres, fermé hermétiquement. Un fauteuil sans visiteur est placé devant une projection que personne ne peut voir.

Cette installation « Proust lu 2 x 2 x 2 » met en évidence le côté irréalisable de l'œuvre « Proust Lu ».
Elle représente ce paradoxe : le film enfermé dans une boîte en carton (nous ne pouvons pas le voir, mais une caméra de surveillance nous montre qu'une projection a bien lieu) devient enfin identifiable comme un film. L'image est cachée pour qu'apparaisse le geste du film (appuyer sur le bouton record, répété 437 fois à ce jour).

Si l'image est invisible, le son s'échappe des parois en carton pour devenir audible. Il est la parole de cette nouvelle forme (un cube en carton). Il est les voix qui composent la mémoire.

« Proust lu 2 x 2 x 2 » énonce un questionnement sur cette œuvre entamée il y a dix ans, sur son aspect irréalisable, et de façon plus large sur la notion d'invisibilité de l'image.

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Proust lu à la biennale d'art contemporain de Lyon 2001

Du 22 juin au 23 septembre 2001

1- instal jeunes filles Lyon

A la Biennale de Lyon 2001, Véronique Aubouy présente deux installations.

« Du côté de chez Swann », 20 heures, est présenté sur 5 moniteurs TV, qui montrent chacun 4 heures de film. Les télés sont disposées dans des petits salons, fauteuil, tapis, table de chevet, lampe. Il est impossible d'entendre confortablement les lectures car elles se parasitent mutuellement dans l'espace. C'est ici la multiplicité des narrateurs qui est mise en scène.

La première partie de « A l'ombre des jeunes filles en fleur », 14 heures, est présentée dans une deuxième salle. Sous forme d'une projection au dessus d'un petit lit d'enfant aux draps défaits. Le film devient ici la projection des mouvements du petit dormeur insomniaque qui s'est absenté. Cette salle plus intime est le volet inverse de la première, où chaque narrateur devient unique, par le biais de la projection émanant du lit.

carte d'invitation connivence inauguration
 

 

 

Belluard-Bollwerk Festival, 2001

Du 7 au 9 Juillet 2001, Fribourg, Suisse

Projection intégrale de « Proust Lu » (30 heures en 2001), du vendredi 7 juillet à 20 heures au dimanche 9 juillet, 3 heures du matin.

 catalogue festival

Les spectateurs étaient couchés dans des lits, ou installés dans des fauteuils confortables. Draps frais, couvertures, couettes, oreillers... Une collation permanente était servie.

Le lecteur n°323 (Robert Alain Grassi) est resté 20 heures sans sortir de l'installation. Il a été filmé dans 'son' lit.

26 personnes ont été filmées à cette occasion.