Le Côté d'Étouvie

2011

17 min vidéo couleur

Film projeté au Festival de Saint-Riquier-Baie de Somme le 19 juillet 2011

En juin 2011, les habitants du quartier Etouvie à Amiens vivent au rythme de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

17 mn vidéo couleur

En juin 2011, les habitants du quartier Etouvie à Amiens vivent au rythme de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

Personne m'aime

Un épisode de « l'Instit »

France 2, 1999
Format : 87 mn, couleur

Cédric, dix ans, vient de passer deux ans en pension...

Réalisation : Véronique Tumahaï

Avec : Bruno Marengo, Gérard Klein, Henri de Lorme, Marie Riva, Marion Peterson, Corentin Le Floch, Jean-Marc Roulot, Margaux Cavalier, Marcel Buccio.

Production : Hamster, Martine Chicot
Scénario : Pierre Pauquet
Musique : Philippe Eidel
Image : Jacques Bouquin
Son : Suzanne Durand
Montage : Michèle Hollander
Mixage : Eric Tisserand

Treize figures de Sarah Beauchesne au 71 rue Blanche

(en coréalisation avec Christophe Boutin)

1993
4 mn
Format : 35 mm, noir et blanc

Ce film montre une contorsionniste évoluant sur une table dans l'atelier de Christophe Boutin comme une sculpture qui viendrait de prendre forme.

 

Cette figure est une métaphore du travail artistique.
La vision proposée par l'artiste n'est-elle pas qu'une simple déformation de la réalité ?

 

Avec Sarah Beauchesne
Titres : Richard Dailey
Production Bigziga

Image : Florent Montcouquiol
Décoratrice : Anne Bachala
Bande son : Nicolas Becker, Jean-Noël Iven, Audrey Maurion, Fabrice Conessa y Alcolea
Mixage : Florent Lavallée
Prime à la qualité 1994
Diffusion: Canal+/ Arte/ France 3

Hamlet crossing a very little street

1993
4 mn
Format : 16 mm, noir et blanc

Hamlet crossing a very little street s'inspire du texte de William Shakespeare et plus particulièrement du monologue « to be or not to be ».

 

Hamlet, l'indécis, employé de bureau. Homme ordinaire, dont la vie bascule, au point qu'il remette en question son existence.
Un instant de fragilité : comment être dans le monde ? Dans le monde latent de l'imagination ou dans celui de l'action ?
Lorsqu'il traverse la rue, des images, des sons, des pans entiers de sa vie resurgissent. La force de son imagination l'alourdit d'angoisses.
« Et c'est ainsi que la conscience fait de nous des lâches ».
La recherche de l'absolu dans l'ordinaire : thème constant du film dont Hamlet trouve un écho dans les visages des passagers du bus qui lui coupe la route lorsqu'il traverse la rue.
Filmant la question d'Hamlet, la question est devenue le procédé même du film.

Avec Jérôme Keen, Emilie Beer

Bigziga Productions
Image et musique : Timon Koulmasis
Son : Véronique Aubouy, Fabien Fleurat
Montage : Audrey Maurion
Mixage : Florent Lavallée
Textes du film et générique de début : Daniel Wust
Diffusion: Canal +

Pluies

1995
38 mn
Format : 35 mm, noir et blanc
Prix de la jeunesse et Mention Spéciale du Jury au Festival de Vendôme 1997

photo du film Pluies photo du film Pluies photo du film Pluies photo du film Pluies photo du film Pluies photo du film Pluies

Un homme et une femme mariée vivent à l'automne la dernière journée de leur amour, qui est aussi la plus belle.

Le paradoxe de l'amour, donné, ravi ensuite. Un film sans histoire, confié à la pudeur d'un instant qui contient l'épaisseur de tous les autres. Comme la fin qui s'enroule autour du début, la fin déjà contenue dans le commencement.

Extrait de l'article de Christophe Chauville dans le magazine Bref

A travers la dernière journée de la relation d'un couple (Marie Bunel et François Marthouret), Véronique Aubouy traque les signes de fin sous l'apparence de la félicité et travaille au corps à corps, serait-on tenté d'écrire, la notion de temps, avec une construction elliptique assez fuyante. Elle met en place un dispositif ouaté, où la vie semble ralentie, les contours des choses floues, les individus en état de vacances. Les sons et les paroles n'y ont pas tous la même intensité et du coup, ne prennent pas même valeur pour l'oreille qui les entend. Et l'eau... douches, averses... tombe sur les corps et les imbibe comme pour mieux les préparer à la révélation des ces instants, tout à la fois uniques et porteurs de toute une vie.

A l'intérieur de cette mise en scène, en effet, chacune des deux moitiés du couple représente une subjectivité d'appréhension de la relation et d'interprétation des événements - amoureux ou autres. Deux subjectivités distinctes, qui ne s'éloignent pas sous nos yeux, mais dont la dualité s'exprime imperceptiblement à l'attention directe de nos sens.

Qu'est-ce qui fait que le couple se disloque ? L'imminence du retour du mari de la femme ? Le départ prochain de l'homme pour New-York ? Leur possible volatilité des sentiments, devinée au détour d'un plan ? Une perversité ludique de cette bourgeoise qui prend un plaisir visible à s'exhiber à son amant sous le regard envieux d'un autre homme ? Rien n'est explicite, le spectateur voyage et se laisse gagner par la fascination trouble de ce cinéma d'essence nettement littéraire, volontiers proustien (lui ne s'appelle-t-il pas Charlus ?).

Elle, qui se nomme Anna, peut évoquer celle de Chantal Ackerman, dont les rendez-vous, eux aussi, partaient il y a vingt ans à la recherche du temps perdu et de la nature du sentiment amoureux.

Interview de Manuel Samoqueira, membre du jury de la jeunesse du festival de Vendôme 1997

Le jury de la jeunesse a surpris les habitués du festival en attribuant son prix à Pluies de Véronique Aubouy. Récompenser ce film, qui n'est pas « facile » était un choix courageux qui méritait quelques mots d'explications de la part d'un des membres du jury composé d'élèves du lycée Ronsard, Manuel Samoqueira.

De quelle façon a été pris ce choix surprenant ?
Ça a été difficile ! Nous avons hésité. Un autre juré qui a les mêmes goûts que moi, avait la même envie pour le palmarès : en faisant le bilan, c'est Pluies qui ressortait du lot. On voit très rarement des films comme ça !

A quel niveau ?
Quand il a commencé je me demandais ce que c'était, ça avait l'air assez esthétisant, je trouvais que ça faisait un peu "vieux film des sixties". Et pas du tout ! Il y a une vraie profondeur des personnages, la structure globale du film est impressionnante... Zonca a parlé de film antonionien, je n'irais pas jusque là, mais il y a de ça. Le travail sur le son, la fin, tout ça m'a rappelé Blow up. Devant un tel film, j'oublie tout !

Que reprochaient les adversaires du film ?
Certains étaient tangents. On a discuté et ils ont réfléchi, ils ne l'avaient pas vu sous l'angle de sa liberté : c'est un film où rien n'est vraiment dit et qu'on interprète comme on veut. C'est d'ailleurs ce qui a gêné ceux qui ne l'aiment définitivement pas : ils ne l'ont pas compris...

La décision a donc été difficile ?
On a commis l'erreur de débattre toute la semaine, au fur et à mesure. Pendant les délibérations, j'étais vanné ! L'an dernier où je figurais déjà dans le jury jeune, on avait mis une heure. Cette année, il y avait plus de bons films. Et je crois que s'il y avait eu des filles dans le jury, Pluies aurait été primé bien plus facilement...

Avec François Marthouret, Marie Bunel, Hubert Saint-Macary, Régis Franc, Denys Granier-Deferre, Philippe Bianco, Catherine Thérouenne, Valentine...

Scénario : Véronique Aubouy, Morgane Lombard
Image : Georges de Genevraye
Décor : Laurent Allaire
Costumes : Claire Guénaud
Son : Suzanne Durand
Montage : Audrey Maurion
Bruitages : Nicolas Becker
Musique : Timon Koulmasis
Mixage : Florent Lavallée
Stellaire Productions ; Région des pays de la Loire
Prime à la qualité 1996
Diffusion: France 2, Arte

Une femme au soleil

1994
28 mn
Format : 35 mm, couleur

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Un jour à Lisbonne. Une femme qui s'ennuie entre dans la lumière d'une jeune inconnue. Un instant de grâce.

Avec Suhki, Dalila Carmo, Bernard Alane, Nuno Melo.

Scénario : Véronique Aubouy, Daniel Wust
Image : Georges de Genevraye
Son : Suzanne Durand
Stellaire Productions, Idenek
Sélectionné au festival de Clermont Ferrand 1995
Diffusion: France 2

Le silence de l'été

1992
15 mn
Format : 35 mn, noir et blanc

Ce film a été sélectionné au Festival International du film de Cannes 1993
(Un certain regard)

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C'est l'été. Un homme attend une femme.


Ce film figure dans la programmation permanente du Forum des images
(Forum des Halles, place Saint-Eustache, Paris 75001).
Renseignements : www.forumdesimages.net

Avec François Marthouret, Isabel Otero, Amira Casar, Jean Christophe Raoul

Image : Mathieu Poirot-Delpech
Décor : Daniel Wust
Son : Laurent Poirier
Montage : Audrey Maurion
Musique : Timon Koulmasis
Mixage : Florent Lavallée

Stellaire Productions.
Prime à la qualité 1993 / Prix Procirep 1993
Diffusion: Canal + / France 2